Sport équestre hivernal : le ski joring


Depuis un bon mois déjà, un tapis de neige a recouvert nos verts pâturages et le froid a remplacé les chaleurs estivales. Malgré tout cela, le sport équestre se porte bien. Effectivement, depuis quelques années maintenant, un sport permettant aux amis des chevaux de pouvoir utiliser leur monture durant la saison froide a fait son apparition. De plus, il est accessible à tous. Il permet aux adeptes de ski de pouvoir concilier équitation et sport de glisse à la fois : je parle du ski joring.

Qu’est-ce que le ski joring?

Encore très peu connu au Québec, le ski joring compte déjà plusieurs adeptes. Il s’agit de la conjoncture entre le ski et la traction du cheval. On peut utiliser le cheval seul avec un harnais pour tenir le skieur (ski joëring), ou encore un cavalier avec une simple corde qui tracte le skieur (ski joring), un peu comme le skieur sur l’eau qui fait du ski nautique. Remarquez bien la différence d’orthographe entre les deux : l’un indique la glisse scandinave d’autrefois et l’autre, le sport américain. Je ferai référence au second dans cet article.

Origine du ski joring

Les premières traces du ski joring furent répertoriées 2500 ans avant Jésus-Christ. C’est en Suède que l’on retrouve son ancêtre, le Shörekjöring. À l’époque, c’est pour la locomotion que celui-ci était utilisé. Puis, les paysans s’en servirent comme utilitaires, transport, ou encore comme loisir alliant cheval et ski.

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CBC lors du championnat de Newport

Ce sport fut même présenté aux Jeux olympiques pour la première fois en 1928.

Qui peut faire du ski joring?

Ce sport a la bonne aisance d’être accessible à toute la famille, tout comme se balader en forêt tranquillement. Il n’est pas nécessaire d’être un skieur hors pair ou un cavalier exemplaire pour pratiquer ce sport. Bien sûr, une base en équitation ou en ski sera préférable. Plus votre niveau dans l’un ou l’autre de ces sports sera élevé, plus le défi sera de taille, car par la suite, il n’y aura que votre imagination pour pallier aux limites de vos exploits. Pour ceux qui souhaiteraient pratiquer ce sport plus intensément, sachez que la discipline demande beaucoup d’effort physique de la part du skieur, qui doit non seulement se concentrer sur le parcours, mais également ajuster la longueur de la corde continuellement, car il va de gauche à droite tout au long du parcours. Le cavalier doit, quant à lui, compenser avec son poids le déséquilibre entraîné par le poids du skieur qui va et vient sur la piste.

Équipements du ski joring

Une selle solide et une bonne corde seront suffisantes. La corde, qui est reliée à la selle, possède une attache. Celle-ci peut être prise sur le pommeau et passer sous la selle. Par contre, celle-ci ne devra pas excéder quatre pouces en arrière du siège. Il est également possible de fixer la corde aux anneaux en D que l’on retrouve sur la selle, là où on passe la sangle. Mais, encore une fois, une longueur maximale de quatre pouces derrière le siège sera acceptée. Un mousqueton de sûreté sera nécessaire pour la sécurité du skieur. Le cavalier doit avoir la possibilité de libérer le skieur en tout temps. Un bâton pour accrocher la corde de traction sera également nécessaire. Des skis alpins ou des bottes-ski qui ne doivent pas mesurer plus de 1,50 m sont de mise. Le port du casque est également obligatoire pour le cavalier et pour le skieur. Sécurité d’abord et avant tout!

Le choix du cheval

Toutes les races sont possibles dans ce sport, que ce soit un cheval de trait, de selle, de course ou un poney. Par contre, le dressage de celui-ci est essentiel. La première chose à prendre en considération est une désensibilisation aux rênes longues, et il est important de désensibiliser le cheval aux mouvements autour de lui. Un cheval calme et qui aurait une bonne éducation à la voix serait idéal.

La NESJA

C’est grâce à un homme en particulier si ce sport ne tarit pas d’éloges au Québec. Monsieur Bertrand Caron est un fervent passionné de chevaux et d’équitation. C’est en 2006 qu’il tombe éperdument amoureux de cette discipline, lors d’une visite au New Hampshire durant les festivités dscf4392hivernales dans le cadre du Carnaval d’hiver de Newport. Le coup de foudre instantané. Et pourquoi pas au Québec? Monsieur Caron revient donc au Québec avec la ferme intention de voir ce sport développer ses gallons d’honneur dans les années à venir. Il communique alors avec l’Association de l’Est, qui lui donne toutes les informations nécessaires au développement de ce sport chez nous, au Québec. En février 2007, la première compétition sanctionnée est organisée à l’aéroport de Saint-Donat. Trois ans plus tard, l’Association du ski joring du Québec est fondée, présidée par monsieur Caron. Deux années ont passé maintenant et le Québec a pris sa place parmi les champions américains. Aujourd’hui, le Québec accueille plusieurs événements de ski joring, dont celui du Carnaval de Québec.

Vous êtes intéressé par cette discipline et vous désirez voir de vos propres yeux le challenge que propose ce sport? Sachez qu’il y aura une compétition au Parc des chutes de Dorwin, à Rawdon, les 18 et 19 février prochain. Le Journal du museau sera sur place pour vous en faire un compte-rendu dans un prochain numéro.

Vous en conviendrez, ce sport n’a pas terminé de faire des adeptes au Québec. N’avons-nous pas la province parfaite pour développer ce sport encore longtemps? De plus, avec un président comme monsieur Caron, passionné et déterminé, le développement de ce sport équestre hivernal ne fait que débuter…

Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter le site de l’Association du ski joring du Québec. Rendez-vous au www.nesja.com ou suivez les événements directement via Facebook à Ski Joring Québec. À bientôt et au plaisir de vous voir à Rawdon en février.